|
|
|||||
|
[i563]
|
DE LA VILLE DE PARIS.
|
287
|
|||
|
|
|||||
|
CCCCXXXIV. — Declaration de majorité du Roy.
21 août 1563. (H i785, fol. 64 v°.)
|
|||||
|
|
|||||
|
Du xxie jour d'Aoust v° lxiii.
De par le Roy.
"Tres chers et bien amez, ayant pleu à Dieu nous conduire et amener jusques en l'aage de majorité et pour commander en nostre royaume, avons avecq la comodité de tous les princes de nostre sang, des grandz seigneurs et principaulx officiers de nostred, royaulme et gens de nostre Conseil se trouvant pres de nous, estimé necessaire faire la declaration de nostred, majorité en nostre Court de Parlement de ceste ville'1', ce que nous avons faict, ainsi que vous entendrez du sr de Lanssac, conseiller en nostre Conseil Privé, present porteur, par lequel il nous a semblé vous en advertir, comme noz principaulx, bons et loyaulx subgectz, estimans que ce vous sera chose de grand contentement, pour la demonstration d'affection et parfaicte obeissance que vous avez tousjours faicte envers nous du desir de nous veoir parvenu aud. aage, espérant que ceste bonne volunté et affection s'aug-
|
mentera de tant plus en vous que vous devez estre asseurez d'avoir ung Roy qui veult non seullement commander et estre bien obey, mais aussy recongnoistre pour ses bons et loyaulx subgectz et tenir chers, comme ung pere ses enffans, ceulx qui luy seront telz qu'ilz doibvent. Vous entendrez aussi pailes lettres patentes que envoions en nostre Court de Parlement l'ordonnance que nous avons faicte pour establir le repoz en nostred, royaulme (2', à l'execution de laquelle nous desirons que vous teniez la main de vostre part, et croiez au demourant led. sr de Lanssac de tout ce qu'il vous dira de la nostre, tout ainsi que vous feriez nous mesmes.
"Donné à Rouen, le xvin° Aoust i563."
Signé : CHARLES.
Et au dessoubz : de L'Aubespine.
Et au doz est escript :
A noz tres chers el bien amez les Prevost des Marchans et Eschevins de nostre bonne ville et cité de Paris. Receues le xxic desd, mois et an.
|
||||
|
|
|||||
|
CCCCXXXV.— [Reception de cautions pour le grenetier du] grenier à sel de Ponthoise.
AsSEMRLEE POUR LE GUET. 21 août i563. (H 1785, fol. 65 r°.) .
|
|||||
|
|
|||||
|
Desd, jour et an.
Ced. jour, est comparu au Bureau de la ville de Paris me Guillaume Langerlet, receveur et grenetier du magazin et grenier à sel estably pour le Roy en la ville de Ponthoise, lequel a remonstré que,
|
des le premier jour de Juillet dernier passé, il faict la recepte tant du droict de gabelle du Roy, à raison de quarente cinq livres pour chacun muid de sel, et de trois solz pour chacun minot dud. sel de creuë qui se vend et distribue aud. grenier à sel de Pon-
|
||||
|
|
|||||
|
(1) La déclaration de majorité de Charles IX se fit en grande pompe au Parlement de Rouen le 17 août 1563. M. Floquet, dans son Histoire du Parlement de Normandie, i. III, p. 561, donne une relation complète de ce grand événement, avec les discours prononcés dans cette circonstance par Charles IX et le chancelier de l'Hôpital; l'acte de déclaration se trouve dans les Ordonnance! du Parlement (X1" 8625, fol. 84). Dans une curieuse lettre de Chantonnay, reproduite par M. de Laferrière (Le xvi' siècle et les Valois, p. 164), l'ambassadeur d'Espagne disait que l'acte de majorité du Roi s'était fait à Rouen "pour despit du Parlement de Paris et pour lui retrancher de son autorité et prééminence, car autrement, c'est à Paris que cet acte doit se faire, mais le chancelier ni la reine n'aiment led. Parlement, ni la Ville, parce qu'elle n'a pas trouvé bonnes leurs.actions, et dit-on qu'ils sont rebelles et contredisent à tous coups les ordonnances du Roy; l'on ne cessera que l'on ne desarme Paris-.
(2) Il s'agit de l'édit de pacification rendu à Rouen le 16 août 1563, également inséré au registre des Ordonnances (X1' 8625, fol. 81). Cet édit fut apporté au Parlement de Paris par le sieur de Lansac, le 21 août i563, avec des lettres missives de Charles IX invitant la Cour à procéder sans retard à son enregistrement. La vérification de cet acte important fut l'objet de plusieurs délibérations; le sieur de Lansac revint au Parlement, le 23 août, pour en connaître le résultat; aux termes d'un arrêt du 1" septembre, le Parlement décida que très humbles remontrances seraient adressées au Roi en ce qui concernait la déclaration du 7 mars précédent, visée dans l'édit, dont le Parlement ne pouvait approuver les dispositions. Le souverain écarta ces remontrances dans un langage très ferme inspiré par le Chancelier, invitant le Parlement à ne plus "se mêler que de faire bonne et brefve justice, sans se faire son tuteur ny protecteur du royaume-*. (Archives nationales, Parlement de Pans, X1* 1606, fol. 159 r°> -9^ y°< a^^ V°' )
|
|||||
|
|
|||||